Revue de presse novembre 2019 : précarité étudiante/précarité doctorale

Le 8 novembre dernier, un étudiant de Lyon 2, s’est immolé par le feu, geste désespéré qui visait à dénoncer la situation sociale de précarité insoutenable qu’il subissait. Une mobilisation contre la précarité étudiante bat actuellement son plein. Parallèlement, la précarité doctorale a également gagné en visibilité dans la presse à l’occasion de plusieurs déplacements officiels de représentants politiques et d’interpellations lors de débats publics ces dernières semaines. De manière générale, c’est bien la précarité structurelle de l’ESR qui devient de plus en plus criante et se fait entendre, et les réponses gouvernementales ne sont décidément pas à la hauteur. Nous rendons compte ici des articles de presse et de plusieurs communiqués parus ces dernières semaines sur le sujet.

1) « J’ai un euro par jour pour manger » : trois étudiants témoignent de leur grande précarité, par Guillemette Jeannot, France Info, 13 novembre 2019

« La précarité tue. » Avec ce hashtag, des centaines d’étudiants ont réagi sur Twitter après l’immolation par le feu, vendredi, d’un de leurs camarades, devant le siège du Crous, à Lyon. Brûlé à 90% et entre la vie et la mort, cet étudiant en licence de sciences politiques voulait dénoncer la précarité dans laquelle vivent de nombreux jeunes. « Même quand j’avais 450 euros par mois, était-ce suffisant pour vivre ? », s’interrogeait le jeune homme, dans un message posté sur les réseaux sociaux pour expliquer son geste.

L’université Lyon 2, où est inscrit le jeune homme, a été de nouveau fermée pour la journée, mercredi 13 novembre, après des blocages, menés dans toute la France pour protester contre la précarité. Trois étudiants racontent leurs difficultés à franceinfo.

Sophie*, 26 ans, une thèse et deux emplois 

« Pour tenter de vivre dignement, je cumule deux emplois », explique Sophie*, 26 ans, étudiante en histoire de l’art à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Comme la jeune femme ne souhaitait pas qu’on lui impose un sujet de recherche, elle a dû faire l’impasse d’un contrat de doctorante, qui aurait pu lui permettre de financer une partie de ses études. Elle ne bénéficie pas non plus de bourse. En 2016, 22,7% des étudiants interrogés déclaraient auprès de l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE), avoir été confrontés « à d’importantes difficultés financières durant l’année ».

#LaPrecariteTue
On se doit, précaires, de montrer nos difficultés, d’arrêter de les cacher ou d’en avoir honte.
Car ce n’est pas de notre faute si on galère, si on panique, si on a des troubles psy liés à notre situation matérielle, l’État nous pousse à bout, nous tue chaque jour
— [mhkzo] (@Mhkzo) November 11, 2019

Sophie, syndiquée depuis sept ans au sein de l’organisation Solidaires étudiant-e-s, à l’origine de l’appel national à manifester devant les Crous, travaille à la bibliothèque de son université et effectue des remplacements dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). « Je peux faire jusqu’à 40 heures par semaine, en plus de mes travaux de recherche, mais c’est variable d’un mois à l’autre ». L’étudiante dit gagner entre 900 et 1 000 euros par mois. Difficile de demander de l’aide. Entre « honte » et « dignité », les étudiants veulent être ces « jeunes adultes responsables que la société attend d’eux »analyse Sophie.

Avec 680 euros de frais fixe (loyer, électricité et téléphone), il lui reste souvent moins de 300 euros pour la nourriture, les livres et l’épargne, en prévision du second semestre. Sophie économise afin de pouvoir se consacrer pleinement à ses études à partir de janvier. « En général, les étudiants qui s’auto-financent tiennent six années », confie la jeune femme. « Moi, je ne tiendrai pas plus de quatre ans. Si j’arrête avant d’avoir rendu ma thèse, j’aurai perdu toutes ces années et développé des maladies chroniques pour rien. » A cause de son rythme de vie, la jeune femme souffre de fatigue et de troubles dépressifs chroniques. Selon l‘Observatoire de la vie étudiante, environ 60% des étudiants interrogés en 2016 éprouvaient de la fatigue, autant souffraient de stress quand 45% évoquaient des troubles du sommeil et 32% parlaient de déprime.

Ugo, 19 ans, un euro par jour pour manger

« Je me suis fixé cette somme de 1 euro par jour pour manger, pour tenir le mois », explique Ugo, 19 ans, étudiant en deuxième année d’histoire et sociologie à Rennes (Ille-et-Vilaine). Boursier « échelon zéro bis », le plus bas de l’échelle des bourses, le jeune homme touche environ 100 euros par mois. Ses parents, qui ont aussi ses deux petites sœurs à charge, financent son appartement, car il n’est pas éligible pour une chambre au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, le Crous. Ugo gère le reste de ses frais fixes en alternant les pâtes, le riz et les pommes de terre. « Je compte toutes mes sorties », ajoute-t-il. Après avoir été livreur dans diverses enseignes, le jeune homme a trouvé un emploi fixe comme agent d’escale à la gare de Rennes. Près d’un étudiant sur deux (46%) travaille en dehors de ses études, selon l’OVE. Intérimaire, son nombre d’heures est variable et il gagne entre 600 et 900 euros par mois. J’ai peur de perdre mes aides, alors j’essaie de mettre un maximum de côté cette année, pour ensuite faire un master à Paris. Pour pouvoir travailler, Ugo bénéficie d’une « dispense d’assiduité » qui lui permet de « rater » certains cours. En contrepartie, il ne bénéficie pas du contrôle continu et joue « son année » uniquement au moment des examens de fin de semestre. Une absence que toutes les facultés ne permettent pas.

Karine*, 22 ans, endettée, a arrêté ses études

« J’étais tellement stressée et dépressive que je n’arrivais plus à aller en cours », lâche Karine, 22 ans. Prise dans un engrenage entre petits boulots, soins psychologiques et cours de sociologie à la faculté de Poitiers (Vienne), la jeune femme a tout arrêté en fin de deuxième année, en 2018.

#LaPrecariteTue il me fait mal au coeur ce # j’arrive même pas à tweeter dessus tellement j’ai la haine et tellement j’arrive pas à payer mon loyer
— oh no (@WpourWaouda) November 12, 2019

Elle a grandi avec peu, sa mère touchant le revenu minimum d’insertion (RSA), mais l’étudiante bouclait difficilement les fins de mois avec 350 euros pour vivre. Karine cumule encore les dettes. Ses petits emplois lui faisaient manquer certains enseignements. « Quand vous êtes boursier, vous avez une obligation d’aller en cours, sinon le Crous vous demande de rembourser », explique la jeune femme qui, un an après, est toujours en litige avec l’organisme. Sollicité par franceinfo, le Crous n’a pas souhaité répondre.

* Les prénoms ont été modifiés à la demande des intéressées.

2) « Précarité étudiante : Vidal annonce un numéro d’appel d’ici fin 2019 », L’express, 19 novembre 2019

Après l’immolation d’un jeune homme à Lyon, comment répondre à la précarité étudiante? La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé mardi sur RTL la création d' »un numéro d’appel (…) au plus tard d’ici la fin de l’année » pour accompagner les étudiants en difficulté. Les jeunes devraient ainsi pouvoir « prendre un rendez-vous », « avoir accès à une assistante sociale » plus facilement, a-t-elle précisé […].

Mais les syndicats étudiants, la Fage et l’Unef, exigent, eux, une réévaluation urgente des bourses universitaires. « Nous demandons une revalorisation de 20% des montants », souligne la présidente de l’Unef, Mélanie Luce. Pour « maintenir la pression », le syndicat appelle à participer aux mobilisations du 5 décembre. « Il y a des choses intéressantes » dans les annonces de la ministre, souligne de son côté la présidente de la Fage, Orlane François. « Mais c’est largement insuffisant ». Une réunion des organisations étudiantes qui s’est tenue lundi soir devrait aboutir à une « motion commune », réclamant une hausse de l’investissement public dans l’Enseignement supérieur. 

« Des étudiants dorment dehors »

Anas K, l’étudiant de 22 ans, qui s’est immolé devant le siège du Crous à Lyon le 8 novembre, a évoqué dans une lettre ses difficultés financières – il avait perdu sa bourse en « triplant » sa deuxième année de licence – et dénoncé la précarité dans laquelle sont plongés nombre d’étudiants […]. Dans un entretien au Monde en fin de semaine dernière, la présidente de l’université, Nathalie Dompnier, avait affirmé « avoir de plus en plus d’étudiants dans des situations très difficiles ». « Des étudiants dorment dehors, sont en fragilité sur le plan de leur santé, ils n’ont plus les ressources pour vivre décemment ; des étudiants ne peuvent assister à des cours car ils doivent travailler. Nous avons aussi des étudiants qui ont faim », a-t-elle déclaré, appelant à « des réflexions de fond sur les conditions d’étude au niveau de l’État ». 

3) Les réponses satiriques au « Numéro vert » de Frédérique Vidal

JO Dessins de presse (Facebook), 20 novembre

« Les étudiants précaires seront prioritaires pour les postes de standardistes du numéro vert pour les étudiants précaires« , Le Gorafi, 20 novembre 2019

4) « Précarité étudiante : l’État doit prendre ses responsabilités !« , communiqué de l’intersyndicale étudiant du 18 novembre appelant à la mobilisation du 26 novembre 2019

Vendredi 8 novembre, un étudiant, membre de Solidaires Etudiant-e-s, acculé par les difficultés financières, a tenté de s’immoler par le feu devant le CROUS de Lyon. Des rassemblements et actions diverses contre la précarité, auxquels ont participé nos organisations, chacune à sa manière, ont suivi. 

Un gouvernement aux abonnés absents

Après une semaine de silence coupable et la sortie d’un communiqué relevant d’une certaine indécence envers les étudiant-e-s précaires, le gouvernement nous a proposé une rencontre avec M. Attal, secrétaire d’État à la jeunesse, puis avec Mme Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à son retour d’Antarctique. Cette dernière a annoncé des mesures largement insuffisantes ce mardi (avant même d’avoir rencontré la totalité de nos organisations). Il nous semble ainsi que le gouvernement ne semble pas prendre conscience de la gravité structurelle de la situation qui a amené au drame du 8 novembre.

Nous, organisations syndicales étudiantes, nous sommes réunies le lundi 18 novembre en intersyndicale étudiante afin de se mettre d’accord sur un ensemble de revendications communes à faire valoir largement lors de la suite de la mobilisation. Cette volonté de travail commun est issue de la constatation de l’urgence du problème de la précarité étudiante et d’un constat commun : celui du démantèlement de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ainsi que des services sociaux aux étudiant-e-s. Le gouvernement a ainsi diminué nos APL avant de les geler alors que les loyers continuent d’augmenter. Dans le même temps celui-ci a gelé nos bourses pendant deux ans avant de les revaloriser très faiblement, a supprimé l’Aide à la Recherche au Premier Emploi, créé la CVEC, nouvelle taxe étudiante qui augmente chaque année car elle est indexée sur l’inflation et en 2019 a augmenté le prix du restaurant universitaire. Face à cela, les annonces faites par Frédérique Vidal mardi 19 au matin sont largement insuffisantes pour répondre à la précarité que nous subissons.

Nos organisations estiment qu’il faut des réformes structurelles à une précarité étudiante devenue structurelle, précédées d’une action urgente et immédiate pour que de telles tragédies ne se reproduisent pas.

Au minimum, nous revendiquons :

  • Une augmentation importante d’au moins 20% des bourses étudiantes dans le cadre d’une revalorisation immédiate et d’une réforme en profondeur du système.
  • L’augmentation du nombre de logements en cité universitaire afin d’atteindre rapidement un objectif d’au moins 10% des étudiante-s en logement CROUS
  • Dès aujourd’hui, le gel puis la baisse des loyers en cité universitaire, l’application de baux tels que ceux des HLM (contre l’absence de droits actuelle) ainsi que la mise en place de l’encadrement des loyers dans toutes les villes en tensions
  • Des moyens financiers et humains pour les services de santé universitaires et les CROUS : les moyens doivent être mis pour recruter des personnels médicaux (notamment en matière de santé psychique) et des assistantes sociales
  • Le gel du ticket RU et la prise en charge par l’état à plus de 50% du coût du ticket RU
  • Les mêmes droits pour tou-te-s les étudiant-e-s, sans discrimination de nationalité et d’âge, ce qui implique l’abrogation des frais différenciés pour les étudiant-e-s étranger-e-s ne provenant pas d’un pays de l’UE.
  • Que l’inscription à l’université donne automatiquement droit à une carte de séjour de manière effective.

Nous demandons à moyen terme :

  • La construction massive de cités universitaires
    et la restauration de l’ensemble des logements insalubres afin de garantir un réel droit au logement aux étudiant-e-s
  • L’ouverture de nouveaux centres dans les lieux d’études qui en sont dépourvus
  • La suppression du Service National Universel et un investissement de même hauteur dans l’enseignement supérieur et la recherche.
  • Que l’État assure des conditions matérielles de vie dignes à tou-te-s les étudiant-e-s

Pour faire entendre nos revendications, continuons la mobilisation ! 

Nos organisations appellent, d’ici au 5 décembre, à accentuer la pression sur le gouvernement afin qu’il mette en œuvre d’une part un plan d’urgence, d’autre part une politique structurelle de résorption de la précarité étudiante, afin que l’État assure des conditions matérielles de vie dignes à tou-te-s les étudiant-e-s. Elles appellent à multiplier les actions sur le terrain, notamment lors d’une journée nationale d’actions et de mobilisation le 26 novembre.

5) « En 2019, le gouvernement supprime 35 millions d’euros du budget de la vie étudiante », par Alexandre Poussart, Public Sénat, 19 novembre 2019.

Voici une décision qui ne devrait pas réjouir les étudiants. Pour boucler le budget 2019, le gouvernement a décidé de supprimer 35 millions d’euros de crédits réservés au financement de la vie étudiante. Cet argent est versé notamment aux CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), et finance les bourses aux étudiants. Ce coup de rabot s’inscrit dans une annulation globale de 322 millions d’euros réservés au budget de l’enseignement supérieur.

Alors que la colère des étudiants monte contre la précarité, après la tentative de suicide d’un étudiant lyonnais, les sénateurs ont vivement dénoncé cette mesure et ont rétabli le budget de 35 millions d’euros réservé à la vie étudiante, grâce à l’adoption d’un amendement socialiste. Un amendement communiste similaire était défendu. Mais mardi soir, en commission mixte paritaire, députés et sénateurs n’ont cependant pas conservé cet amendement. Les 35 millions d’euros restent donc bien supprimés. Une décision qui passe mal pour le sénateur PCF Pierre Ouzoulias […]

« Une annulation incompréhensible » pour le sénateur Pierre Ouzoulias

Pour le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, « cette annulation est incompréhensible. Elle prive les CROUS qui ont les plus grandes difficultés à aider les étudiants. Cet argent aurait permis la réalisation de dispensaires de santé dans les universités », a expliqué lundi, en séance, le sénateur, également universitaire. « En 2 ans, 100 millions d’euros de crédits ont été annulés. Les ministres Vidal et Attal assurent que le gouvernement agit depuis 2 ans pour les étudiants. Surtout qu’ils arrêtent d’agir! »

« En 2020, ces crédits augmenteront de 70 millions d’euros » rassure le ministre Olivier Dussopt

Le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a répondu aux sénateurs : « Il y avait 76 millions d’euros de crédits en réserve pour la vie étudiante. Outre les 35 millions d’euros annulés, il y a donc un dégel de 41 millions d’euros qui vont financer les bourses, soit 54% de cette réserve. En 2020, le budget de la vie étudiante augmentera de 70 millions d’euros » a assuré le ministre. En marge des concertations avec les syndicats étudiants, la ministre Frédérique Vidal a annoncé la création d’un numéro d’urgence pour les étudiants, mais pas des moyens supplémentaires.

6) « Budget 2020 : jeunes chercheur-es toujours sous le SMIC ou sans salaire, le ministère fait l’autruche« , communiqué de la CJC, 18 novembre 2019.

Lors d’un récent débat à l’Assemblée nationale, Frédérique Vidal a tout simplement nié la situation des 13 000 doctorant-es vacataires qui ne disposent d’aucune rémunération pour leur recherche et sont payé-es 17 centimes sous le SMIC horaire pour les enseignements qu’ils délivrent, et renvoyé à la rémunération qu’offre le contrat doctoral. Voir le communiqué de la CJC.

7) « À Amiens, une chercheuse interpelle Macron sur la précarité des doctorants« , dépêche AFP, Huffington Post, 21 novembre 2019.

Emmanuel Macron s’est rendu ce vendredi 21 novembre à l’université de Picardie Jules Verne, pour inaugurer le nouveau pôle universitaire de la Citadelle et échanger avec des étudiants. Une jeune doctorante l’a à cette occasion vivement interpellé (voir la vidéo dans l’article). Extrait de l’article :

Un quart des doctorants en France ne sont pas financés : seuls 73% des 16 800 étudiants inscrits en première année de doctorat en 2017 (pour 73 000 doctorants au total) ont reçu un financement, selon le ministère, dont seulement 38% en sciences humaines et sociales. Beaucoup donnent des cours comme vacataires et 10% n’ont aucun revenu.

“On leur dit, ce sera l’année prochaine que vous mangerez, mais c’est tous les jours qu’on mange. Ils travaillent gratuitement pour la recherche française”, a lancé la jeune femme au chef de l’État, venu rencontrer des étudiants sur le parvis du nouveau pôle universitaire de la Citadelle, avant un échange au sein de l’établissement. Et pour ceux qui ont un financement, ”être au-dessus du SMIC, ce serait la moindre des choses”, a-t-elle poursuivi. “Il y a 17 000 vacataires qui effectuent plus d’un demi-temps plein d’enseignants-chercheurs. Ça fait 13 000 postes d’enseignants-chercheurs qu’on devrait créer”, a-t-elle plaidé.

Une précarité persistante

“Le projet de loi de programmation sur la recherche (prévu pour 2021, NDLR) vise justement à pouvoir rémunérer les doctorants”, lui a répondu Emmanuel Macron. “Dans la loi, on clarifie le cadre, pour que quand les gens s’engagent dans un doctorat on ait dès le début de la visibilité sur les financements qui vont avec”, lui a-t-il dit. “Il faut être clair dès le début sur ce qu’on décide de financer. Quand il n’y a pas de postes, il faut leur dire. Il faut ouvrir des postes, mais ne pas laisser les gens s’engager dans des filières sans financement.” Un sujet qu’il aura l’occasion d’aborder de nouveau ce sujet la semaine prochaine, lors des 80 ans du CNRS.

Le doyen de géographie a, lui, ensuite souligné les difficultés de l’université d’Amiens, dont les effectifs “sont passés en 10 ans de 24 000 à 31 000 étudiants, avec des moyens constants”, et tourne beaucoup sur des vacataires. “On a eu l’ambition que 80% d’une classe d’âge aille au Bac. Aujourd’hui on a beaucoup de difficultés pour les accompagner dans leurs études”, a-t-il dit, sous les applaudissements des étudiants présents.

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